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Echos de la journée du 27 janvier 2009 « Le temps scolaire »

samedi 11 avril 2009, par Denis Herbert

Un constat : un décalage qui se creuse entre les propositions des adultes (de plus en plus insécurisés) et le cadre de référence (les codes) des jeunes

Un risque d’épuisement, de tensions,... d’implosion ?
Un enjeu : repérer les champs du possible
Des pistes :

-   travailler la logique des acteurs
-   observer et comprendre le cadre de référence des jeunes ( ce qui ne signifie pas s’y soumettre)
-   essayer de vivre le temps de leur point de vue pour décoder leur rapport au temps, au travail, à l’autonomie, à la difficulté, au monde, au collectif, à l’avenir.
-   observer d’abord avant de penser des projets « ficelés » (risque d’épuisement)
-   oser se poser la question de la journée de l’élève simplement sur le mode de la découverte
-   enjeu du lien avec les familles pour comprendre dans quel monde vivent les jeunes

Exemple : un « atelier d’ouverture »
-   c’est quoi pour un adulte ?
-   c’est quoi pour un jeune ?
-   quel sens ? pour apprendre, pour se faire plaisir ?

Un défi : articuler Unité de temps et Unité de sens

Par rapport à ce décalage entre propositions des adultes et cadre de référence des jeunes :
C’est une journée d’élève efficace ?
pour apprendre quoi ?
pour construire quoi ?
Pour vivre quoi ?

Repérer :
-   le temps de l’apprentissage
-   le temps de l’appropriation
-   le temps du questionnement
-   le temps de la production...
-   le temps (et les lieux) du collectif
-   le temps (et els lieux) où on se parle
-   le temps (et les lieux) où on se pose...

Temps du maître, temps du rendez-vous avec soi-même, temps des pairs... avec les phases de l’apprentissage (temps du questionnement,... de relecture...)

A approfondir :
-  par exemple c’est quoi les pôles importants de la journée d’un élève de 2nde ?
-  la question du travail coopératif (sécurité et responsabilité)
-  la question du temps de la restauration (convivialité et pause ? un où l’on s’arrête ?)
-  où sont les lieux de socialisation dans le temps scolaire ? les temps (et les lieux) où les jeunes se parlent (ce ne sont pas nécessairement ceux que l’on organise) ?

Qu’est-ce qui se construit ? Quelle identité chez l’élève ? Quelle maturité ? Sachant que c’est un processus... et qu’un chemin n’est pas linéaire...

La question de l’intérêt, de la motivation

Parlons plutôt de mobilisation pour quel rapport à l’avenir, à l’autonomie, au travail...

Des élèves « acteurs » au sens de « faire une expérience » (différent de « fait ce qu’on te dit, après tu poseras des questions ! ») qui inscrit dans l’ailleurs, dans l’avenir, dans la vie : quel changement cela permet-il de vivre - le temps de l’appropriation... Et ce n’est pas nécessairement d’abord « j’aime au sens où je suis heureux de ce que je vis ! se faire plaisir ne fait pas nécessairement sens (en tension avec la notion d’exigences)

Qu’est ce qui se construit petit à petit et ne donne pas le sentiment de répétition ? Nous restons à l’Ecole dans une culture du taylorisme ( temps compressé, juxtaposé, rempli, superposé...). Où sont les articulations, les souplesses, les pauses, voire des temps du vide... ?

La question du pilote : « la fonction paternelle »

A approfondir :
-   sécuriser et responsabiliser
-   exercer un charisme (qui ne se délègue pas
-   un jeu subtil entre présence et distance
-   ce qui construit de la responsabilité collective
-   être garant du sens (ce qui ne signifie pas être celui qui dicte le sens)
-   celui qui évite que des enseignants se remettent en position d’exécutant tout en revendiquant leur liberté
-   observer d’abord ce qui se passe (les acteurs ont d’abord besoin d’être reconnus, d’être entendus)

Aujourd’hui : 1. d’abord, est ce que l’enseignant craint la relation à l’élève ou pas ? 2. si en plus il y a un projet, des projets, c’est bien mais d’abord le 1.

La réalité :
-   tendance à la dispersion
-   degré croissant d’insécurité psychique, identitaire devant une inflation d’injonctions à innover L’innovation n’est pas un mode de pilotage dans un corps social
-   la grande roue tourne lentement - « le changement n’est pas forcément le projet »
-   prendre le modèle de la petite roue pour animer la grande roue crée du stress
-   quand ça va trop vite pour la grande rue, on ralentit - sinon on risque qu’elle reparte en arrière. Aujourd’hui c’est déjà un premier enjeu : qu’elle ne recule pas !


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